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 Clermont Pépin et les canadiens

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mah70

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Date d'inscription : 18/07/2009

MessageSujet: Re: Clermont Pépin et les canadiens   Sam 18 Juil - 22:27

Aucun rapport avec quoi que ce soit, mais voici le texte de présentation du disque Pépin/Morel:

CLERMONT PEPIN commença ses études musicales à Montréal avec Claude Champagne. A quinze ans, il est boursier de Curtis Institute de Philadelphie où il travaille avec Rosario Scalero. Gagnant du Prix d'Europe en 1949, il passe six ans à Paris où il étudie avec Honegger, Messiaen et Jolivet. Les oeuvres de Clermont Pépin comprennent entr'autres les "Variations Symphoniques" (1947), le "Rite du Soleil Noir" (1955) qui lui valut le premier prix de Radio-Luxembourg, quatre quatuors à cordes, deux concertos de piano, un concerto pour deux pianos et deux symphonies.
La "Symphonie No. 2" a été commandée par Radio-Canada pour l'Orchestre des Petites Symphonies à Montréal. Ecrite entre juillet et décembre 1957, elle a été donnée en première audition, sous la direction de Roland Leduc, le 22 décembre 1957. Le compositeur a écrit au sujet de son oeuvre:
"La technique de l'écriture va d'une musique tonale et chromatique à une musique atonale, comme l'illustre le dernier mouvement. La forme générale diffère de la forme classique. Au lieu d'un premier allegro conventionnel, c'est une toccata qui ouvre la symphonie, le mot toccata étant interprété au sens large pour souligner le caractère percussif du premier mouvement. La deuxième partie est un choral dont le caractère à la fois douloureux et serein contraste avec le premier mouvement qui est d'allure nerveuse. Enfin, la dernière partie est une fugue de style atonal. Le sujet de la fugue est constamment métamorphosé.

FRANÇOIS MOREL, né à Montréal en 1926, est entré au Conservatoire de la Province de Québec à l'âge de 17 ans. Pendant plusieurs années, il étudia la composition avec Claude Champagne.
Les premières œuvres de François Morel révèlent un impressionniste attaché aux préoccupations harmoniques d'ordre sensuel qu'introduit dans son langage une tendance modale de style grégorien.
Le travail actuel de ce compositeur l'a conduit depuis lors à l'étude des oeuvres de Webern, Messiaen, Boulez et Varèse, dont une rencontre avec ce dernier a été des plus fructueuse. La musique de Français Morel engagée actuellement dans les formes aléatoires reflète malgré tout d'une préoccupation pour l'efficacité d'accords qui deviennent objets et s'occupe essentiellement du phénomène sonore pour lui-même.
Les oeuvres pour grand orchestre de Morel comprennent: "Antiphonie" (1953), "Symphonie pour cuivres" (1956), "Boréal" (1959), "Le Mythe de la Roche Percée" (1960/1961), "L'Etoile Noire" (1961/62) (tombeau de Borduas), et le "Rituel de l'Espace" (1957/58).
Dans la livraison de janvier 1960 de la revue "Liberté", Bernard Lagacé commente ainsi le "Rituel de l'Espace":
"Rituel de l'Espace" se présente comme un poème symphonique qui utiliserait librement, d'une façon en quelque sorte déguisée et élargie, la forme traditionnelle du rondo, où l'on a une sorte de refrain récurrent coupé de sections qu'on peut qualifier de couplets. C'est ainsi que la pièce commence par une cantilène-récitatif confiée au cor anglais, laquelle est un chant indien ornementé librement; et ce début, qui s'offre comme une libre introduction, constitue en même temps le refrain du rondo et sera donc entendu de nouveau, sous diverses formes il est vrai, au cours et à la fin de l'oeuvre. "
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Sud273
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Date d'inscription : 28/02/2007

MessageSujet: Re: Clermont Pépin et les canadiens   Sam 25 Juil - 23:05

je me permets de citer Mah (sous réserve de copyright): comme on a pu lire ailleurs:

Citation :
Or donc:
le 4e concerto de Mathieu, s'il relève du même langage que le 3e, m'a paru à première écoute bien plus cohérent. Les influences y sont bien moins présentes, mais ça ressemble quand même toujours un peu à un "concerto pour piano moderne-romantique écrit pour un mélo intellectuel à Hollywood en 1946" sans avoir le métier de Korngold ou d'Alfred Newman. N'empêche: Mathieu se serait débrouillé comme un chef dans de la musique de film.
Comme l'écriture pianistique ne brille pas vraiment par son originalité ni sa virtuosité (quoique, la fin...), je n'ai pas d'avis définitif sur Alain Lefèvre qui m'a paru très bien, ni trop mou ni trop percussif, variant bien les atmosphères, faisant du mieux qu'il pouvait avec ce qu'il avait sous la main. L'orchestre de Tucson (Arizona) est bien gentil mais je préfère quand même Plasson et Toulouse, m'sieur Fred.

J'ai fait la "totale Québec" ce soir, puisque j'ai enchainé sur la 2e symphonie de Clément Pépin. Ça sonne très Honegger, ou bien Jolivet jeune (Pépin a étudié avec les deux). On trouve un premier mouvement assez rythmé conçu comme une Toccata. Ça avance bien en évitant les effets de masse comme la motorique alla Sovitica. Suit un choral globalement dévolu aux cordes. Final fugué, "atonal" dit le compositeur mais c'est ce qui ressemble le plus à la 2e symphonie de Honegger et il y a même me semble-t-il la citation, involontaire (?) du final de cette 2e symphonie. Pas la découverte du siècle mais un truc très agréable qui ferait bien dans n'importe quel programme de concert.

Tant qu'on y était, j'ai aussi tenté "Le rituel de l'espace" de François Morel qui était au dos du disque. Là, c'est une autre œuvre connue qui semble avoir servi de base et pas n'importe laquelle: j'ai vraiment eu l'impression par moments d'un décalque de cellules rythmiques et mélodiques du "Sacre du printemps". Au-delà de ça, c'est une vision très "fin des fifties" avec soufflets aux cuivres, flutes stridentes dans le suraigu et woodblock de sortie, un peu de mélodie de timbres et un poil d'aléatoire. Je n'en ferai pas mon ordinaire mais c'est assez gentiment troussé.

Dans la série "compositeur de la belle province" il me reste à essayer François Dompierre. Je le connais un peu pour ses musiques de films mais il y a un concerto pour piano de lui chez DG, je crois...
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