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 Le madrigal italien (1530 - 1640)

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MessageSujet: Re: Le madrigal italien (1530 - 1640)   Sam 21 Mar - 11:17

Perché ten fuggi, ohimè Fillide?
Deh, Fillide ascoltami
e quei bell' occhi voltami.

Già belva non son io
Né serpe squallido;
Aminta io son, se ben
Son magro e pallido.

Queste mie calde lagrime
Che da quest'occhi ogn'hor
Si veggon piovere,
Han forza di commovere
Ogni più duro cor
Spietato e rigido,
Ma' l tuo non già, ch'è più
D'un ghiaccio frigido.

Mentre spargendo indarno
A l'aura pianti e lamenti,
Indarno il cor distruggesi,
Filli più ratta fuggesi,
Né i sospir che dal cor,
Sì dolenti escono
Non voci o prieghi
I piè fugaci arrestano.


Pourquoi t'enfuis-tu, Ô Phyllis ?
Ohé, Phyllis, écoute-moi...
Et que ces beaux yeux se tournent vers moi.

Je ne suis pas une bête féroce
Ni un misérable serpent;
Aminte je suis, aussi
Maigre et pâle que je sois.

Ces chaudes larmes
Qui de mes yeux à chaque instant
viennent toujours à pleurer
Ont la force d'émouvoir
Le coeur le plus dur
Impitoyable et inflexible,
Mais jamais le tien qui reste plus
Froid qu'un glaçon.

Alors que je verse en vain
Alentours, plaintes et lamentations
En vain mon coeur se détruit,
Phyllis, plus rapide s'enfuit,
Et ni les soupirs de mon coeur
Qui s'échappent douloureusement,
Ni les plaintes, ni les prières,
Son pied agile fuyant, n'arrêtent.


Madrigal tragicomique dans lequel les garçons (deux ténors et une basse) font valoir tous les arguments possible afin d'infléchir le coeur de pierre de la belle Phyllis.
Déclamation très libre, souple, recitativo et concertato dans la première strophe. Récitatif plus lyrique que celui auquel on est habitué au XVIII°, plus cantando que parlando.
Quelques beaux madrigalismes; les trois voix qui se poursuivent dans les premiers vers, le "Ohimé" chromatique.
Troisième strophe plus conertato et polyphonique. Une belle idée, passer en rythme ternaire sur "Filli più ratta fuggessi"... et encore un figuralisme sur le dernier "fugaci"... Madrigal de la fuite !
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MessageSujet: Re: Le madrigal italien (1530 - 1640)   Sam 21 Mar - 11:18

Non partir, ritrosetta,
Troppo lieve e incostante.
Senti me: non fuggir, aspetta, aspetta,
Odi il pregar del tuo fedel amante.
Tu non senti
I lamenti?
Ah, tu fuggi, io rimango,
Ah, tu ridi ed io piango.

Tu crudel più mi offendi
quanto più sei fugace.
Già dal sen l'alma fugge: attendi, attendi,
se il mio languir a te cotanto piace.
Tu, non ridi o, non ridi,
tu mi sprezzi, io t'adoro,
tu mi lasci ed io moro.


Ne pars pas sauvageonne,
Frivole et inconstante
Ecoute et ne fuis pas, attends, attends,
Entends la prière de ton fidèle amant.
N'entends-tu pas
Ses plaintes
Ah tu fuis, je reste
Ah tu ris et je pleure.

Toi cruelle, plus tu m'offenses
Quand tu me fuis, d'avantage
Je sens mon âme me quitter: attends, attends,
Si ma douleur te réjouis autant
Mais tu ris,
Tu ris,
Tu me méprises et je t'adore,
Tu me laisses et je meurs.


Un petit bijou mélodique sur le ton de la canzone. Elle pourrait être issue d'une des plus belles pages du Couronnement de Poppée avec ses ritournelles mélancoliques, la légèreté du rythme ternaire, de la plasticité du phrasé, de la basse continue élaborée, des mouvements contraires des voix, des fugattos nombreux, des modulations fréquentes autour du ton de do mineur. On est emporté dans ce mouvement de fuite dansante de la belle qui se refuse au trio masculin (décidément une constante dans ce livre). Des pauses et des ritournelles laissent respirer les soupirs désolés afin de ne pas laisser le pathétique alourdir le climat de cette pièce frivole.
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MessageSujet: Re: Le madrigal italien (1530 - 1640)   Sam 21 Mar - 11:19

Su, su, su, pastorelli vezzosi,
correte, venite
a mirar, a goder l'aure gradite,
[E quel dolce gioir,]
ch'a noi porta ridente,
[la bell'alba nascente.]
Mirate i prati
pien di fiori odorati
ch'al suo vago apparir ridon festosi.

Su, su, su augelletti canori,
Scogliete, snodate
Al cantar, al gioir, le voci amate
Del sol che i monti indora
E sui rametti
Pien di vaghi fioretti
Del leggiadro suo crin dite gli honori.

Su, su, su fonticelli loquaci,
Vezzosi correte
A gioir, a scherzar come solete
Di quai splendor si veste
E di quai lampi
Coloriti son i campi
Che promettono ai cor gioie veraci



Allez, allez gracieux bergers
Accourez, venez
Regarder, jouir de la brise plaisante
[Et quelle douce joie]
Que nous apporte en riant...
[La belle aube naissante]
Admirez les prairies couvertes de fleurs parfumées
Qui à sa belle apparition rient joyeusement.

Allez, allez, allez oiselets chanteurs,
Envolez-vous, dénouez
Par les chants et les jeux, les voix aimées
Du soleil qui dore les monts
Et sur les rameaux
Couverts de fleurettes
De sa gracieuse chevelure, chantez les honneurs

Allez, allez, allez sources bruissantes,
Courrez mignonnes
A jouir, à jouer comme de coutume
De ces splendeurs éblouissantes
Et de ces flammes
Colorées qui traversent les champs
Et qui promettent aux coeurs les joies véritables.


Les vers en orangé n'ont pas été retenus par Monteverdi dans ce madrigal

Dernier madrigal à proprement parlé de ce huitième livre avant le majestueux ballet conclusif. Tout d'humeur champêtre, délié de tout souci amoureux. Une canzone qui invite au simple plaisir pastoral. Une danse à trois temps, une basse obstinée qui structure cette course à travers les pâturages.
Peu de madrigalismes mais des lignes mélodiques typiquement montéverdiennes, des mouvements scandés presque syncopés. Un trio de voix (deux sopranos et un ténor) qui se mêlent en imitations nombreuses tressant des motifs rythmiques sautillants. Richesse des ritournelles instrumentales variées.

[madrigal repris dans le livre posthume dit "IX° livre"]
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MessageSujet: Re: Le madrigal italien (1530 - 1640)   Sam 21 Mar - 11:20

On va tenter d'arriver au bout de ce livre...

Pour finir avec le madrigal monteverdien, un mot sur le Ballo delle Ingrate , important ballet d'une trentaine de minutes qui avait été composé pour les fêtes de mariage du Duc de Mantoue en 1608, trente ans avant sa publication. Genere rappresentativo (seconda prattica), donc destiné à la scène.
Associé à une énorme livraison pour la maison des Gonzague puisque ce ballet complétait l'opéra l'Arianna, chef d'oeuvre que l'on ne sait plus, ainsi que la comédie avec intermèdes L'Idropica.
Ballet à la française qu'on pratique à la cour de France depuis Henri IV. Pour cinq violes da brazza, clavecin et chitarrone "à doubler en fonction de l'importance de la salle où aura lieu le spectacle". Monteverdi conçoit la mise en scène... Vincenzo et Francesco Gonzague ainsi que six cavalieri et nobles dames de Ferrare participent au ballet. Le thème en est grossièrement érotique.
Le texte est de Rinuccini, un poème allégorique et mythologique.
Voyons un peu...
Les femmes sont ingrates, insensibles au charme des hommes. Elle sont bien punies de n'avoir pas cédé ici-bas et de le regretter quand il est trop tard, aux Enfers.

Pour résumer un peu.

On disposera tout d'abord une scène dont la perspective pourra représenter une bouche des Enfers, bordée de quatre corridors d'où s'échappent des flammes, desquelles apparaîtront deux à deux les âmes des ingrates, avec des gestes de lamentation, au son de la symphonie qui sera le commencement du ballet, laquelle sera répétée par les musiciens autant de fois qu'il le faudra pour qu'elles prennent place au milieu de la scène, dont Pluton, avant de donner le signal du ballet, occupe le centre, les conduisant à pas lents; puis s'étant retiré quelque peu à l'écart, lorsque toutes seront entrées, on commencera le ballet; enfin, Pluton l'ayant interrompu en son milieu s'adressera à la Princesse et aux Dames ainsi qu'il est écrit dans le poème; le vêtement des âmes ingrates sera couleur de cendre, orné de larmes feintes; à la fin du ballet, elles rentrent dans les Enfers de la même façon qu'elles en sont sorties, accompagnées des mêmes accents de lamentation; l'une d'elles devra rester sur la scène pour dire le lamento qui termine le poème, pui sentrra dans les Enfers...
Au lever du rideau, on jouera une symphonie au gré des musiciens.



Dialogue récitatif entre Amour et sa mère Vénus. Ils doivent convaincre le roi des Enfers de les écouter, un bel octain en arioso mélismatique et figuraliste de Vénus:

Ecoutez, femmes, les sages et célestes édits
Et servez-vous en.
Qui, ennemi de l'Amour, de cruels affects
Armera son coeur dans la fleur de l'âge
Verra comment ses flêches pourront blesser
Quand elle n'aura plus ni grâces ni beauté
Et en vain, résonnera son tardif repentir
Quand de lotions et d'onguents elle réclamera les inefficaces secours


Pluton débarque et interroge Vénus: Que viens-tu faire ?
Celle-ci se plaint que son fils a de moins en moins souvent l'occasion de se servir de ses flêches.

Pluton demande
Qui attente aux pouvoirs de l'Amour.

Vénus:
Des Dames dont la beauté et la valeur
Éclipsent les noms les plus dignes et les plus hauts
Dans l'empire germanique
D'une telle rigueur, s'en vont armées,
Que des flêches dorées
et du feux de ses faisceaux
[ceux d'Amour]
Elles se moquent et rient à plaisir.


Pluton (prudent !):
Mal en coûte de déprécier Amour
la terre, la mer, l'enfer et le ciel le savent


Vénus, dans un monologue récitativo très souple:
Les amantes restent sourdes aux hommes qui dépérissent
Ce dont elles se moquent.


Les hommes dépriment, Vénus s'adressent ainsi aux ingrates
Ô barbare fierté, Ô coeur de tigre et d'anguille"

Pluton interroge Amour...
Qu'espères-tu de moi ?


Amour lui demande d'exposer ces beautés fières qui demeurent aux Enfers, qu'elles témoignent de leurs erreurs passées ! Laughing

Pluton:
Qu'exiges-tu Amour ? Amour ne sait-il pas
Que de ces geôles profondes
Il n'y a nulle chemin qui ramène au monde ?


Amour:
Mais qui pourraît contredire ta puissance éternelle ?

Pluton:
Sage est le souverain qui de sa puissance est économe

Vénus lui rappelle les précédents, le cas de Proserpine par exemple.

Pluton convaincu de l'urgence de la situation convoque ses ministres.
Ecoutez, écoutez, écoutez

"Les ombres apparaissent":
Que veux-tu ? Qu'ordonnes-tu ?

Pluton:
Ouvrez les sombres portes
De la prison caligineuse et obscure,
Et des âmes ingrates
Amenez ici la troupe de condamnées


Vénus en profite pour décrire les beautés du palais de Pluton.

Suit un très beau duo Vénus/Amour voyant les âmes ingrates aborder la scène tout de délicats chromatismes:
Voici venu vers nous le douloureux équipage,
De ces âmes tourmentées.
Ah vision trop noire ! Oh malheureuses !
Comblées on vous aurait vues si la destinée
Ne vous avait faites moins cruelles et féroces ou moins gracieuses et belles


Pluton renvoie Vénus et Amour et appelle les ingrates auprès de lui.

Le ballet à proprement parlé commence:
Avec des gestes de lamentation, les ingrates par deux commencent un pas grave et dansent l'entrée présente cependant que Pluton chemine au milieu d'elles à pas lents et naturel.

Entrée et ballet:

Lorsque toutes sont à leur place désignée, le ballet débute. On en danse la moitié. Pluton prend une noble posture, se tourne vers la Princesse et ses Dames et dit ainsi:

[Une très belles pièce pour basse, des modulations, des frottements, une basse obstinée]


Pluton se lance dans un très important monologue déclamé, huit quatrains octosyllabiques. Moment très poétique, Pluton vient raconter toute la péripétie de la visite de Vénus et Amour dans son royaume en donnant enfin une évocation très pathétique et enfin moins scabreuse de cette oeuvre.

Il les renvoie enfin dans les ténèbres:
On ne profite pas de s'être refusée
Prenez foi en mes paroles, mortelles beautés

[Il se retourne vers les âmes ingrates et leur dit:]

Mais ici vous ne pouvez demeurer, âmes ingrates,
Retournez pleurer dans le règne infernal

[Ici les âmes reprennent la deuxième partie du ballet au son de la même musique que pour le début, après quoi, Pluton parle:]

Retournez dans le cloître obscur
Âmes malheureuses,
Là où votre inconduite vous a menées.


[Toutes les âmes se retirent une à une avec les mêmes gestes et pas qu'au début. A la fin il n'en reste qu'une qui vient "faire" le lamento comme suit et enfin se retire dans l'Enfer]


Une des ingrates:

Ah c'est trop, Ah, c'est trop difficile
Cruelle sentence qui mène à cruelle peine
Retourner pleurer dans l'antre obscur !
Air pur et serein
Adieu, à jamais. Adieu, ô ciel, ô soleil,
Adieu brillantes étoiles,
Apprenez la pitié Dames et Demoiselles.


Quatre ingrates:
Apprenez la pitié, Dames et Demoiselles.

Une des ingrates:

Dans la vapeur, les cris, les plaintes
Ah éternels tourments
Ah, où sont les fêtes, où sont les amants ?
Où vont, où vont
Ces femmes que le monde célébra ?
Air pur et serein
Adieu, à jamais. Adieu, ô ciel, ô soleil,
Adieu brillantes étoiles,
Apprenez la pitié Dames et Demoiselles.


Après le long monologue de Pluton, le ballet s'achève sur une très belle scène, les âmes retournent souffrir en Enfer, une seule vient exprimer ses regrets dans un beau lamento digne des plus belles pièces de Monteverdi, on pense au lamento d'Arianna.
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MessageSujet: Re: Le madrigal italien (1530 - 1640)   Sam 21 Mar - 11:22

On va tenter une petite discographie...
Je ne suis pas un acharné des versions qui sont plutôt nombreuses, spécifiquement pour Monteverdi, mais plus encore pour ce VIII° livre qui offre tant d'atmosphères et de pièces qui mettent en valeur les qualités dramatiques des ensembles instrumentaux et vocaux.

Succès lié aussi, on l'oublie parfois, au grand développement ici du continuo qui est un des plus fournis de tout le corpus de madrigaux tous compositeurs confondus. Possibilités de faire briller les qualités de solistes des chanteurs. Autrement dit c'est du pain béni pour les artistes.

Je ne connais pas les antiquités phonographiques. Pas les célèbres sessions de l'ensemble vocal et instrumental de Nadia Boulanger, ni les enregistrements de Cuénod ou Deller, Leppard. Il y a là sûrement du bon et du moins bon.

Pour les intégrales et presque intégrales on a de quoi bien se restaurer.

Quatre versions honorables.


Alessandrini
Deux CD avec le Concerto Italiano.
Le premier regroupe un beau mélange des madrigaux guerrieri et amorosi, le Lamento delle Ninfa. Le deuxième est consacré aux deux grandes pièces de l'ouvrage: Il combattimento et Il Ballo delle Ingrate







Jacobs

Une intégrale en deux CD avec du très beau monde: Marie Christina Kiehr, Salome Haller, Bernarda Fink...





La Venexiana

Intégrale en 3 CD
Une équipe qui conserve l'ancienne équipe avec Cavina, le contre-ténor qui dirige l'ensemble, Sandro Naglia, Daniele Carnovich la belle basse et pas mal de changement dans les voix féminines.




Rooley

Intégrale en 3 CD.
The consort of Musicke habitué au madrigal élisabéthain.
Emma Kirkby, Suzie LeBlanc, Paul Agnew (!!! :tutut: ), Andrew King




Alessandrini est celui qui me satisfait sans doute le plus. Continuo nerveux et expressif, ensemble impeccable où chacun se fond dans le projet madrigalesque de Monteverdi, capable de la plus belle polyphonie (avec les qualités de justesse indispensables) comme des plus belles envolées solistisantes dans les passages arioso et recitativo. L'intention dramatique me semble parfaitement respectée, les climats élaborés avec soin... Presque parfait si c'était intégral. Un Combattimento de rêve.

Jacobs est entouré de musiciens et chanteurs dynamiques. L'élan vital est bien présent, l'humour finement distillé comme avec aucun autre ensemble dans les pièces semi-sérieuses. Parfois du mal à garder une bonne cohésion, des deséquilibres inhérents aux personnalités vocales en présence. Le choix semble plus de faire chanter des solistes ensemble que composer un continuo de voix aptes à la polyphonie vocale. Mais ils se révèlent brillants dans les parties arioso.

La Venexiana... Vision plus poétique, rêveuse, surtout dans les pièces tendres très réussies. Le continuo est plus libre, souvent plus inventif que chez les autres ensembles, son timbre plus sombre. On peut regretter un manque de tension dans les pièces plus concitato ou très pathétiques. La justesse fait parfois défaut. Les tremolos sont carrément escamotés du Combattimento et sur la fin de la pièce, les solistes surjouent carrément, trop c'est trop. Le Lamento delle Ninfa ressemble à une pièce de fado la liberté prise avec la battue me semble excessive, les voix pas toujours séduisantes. Certains madrigaux me semblent loupés (Dolcissimo uscignolo), Il ballo delle Ingrate, en dehors de belles trouvailles sur le rythme pesant des âmes malheureuses, est furieusement soporifique. Ailleurs c'est scolaire vocalement.

Rooley s'en sort très bien. Pas d'inventions transcendantes avec risque de plantage comme chez Cavina mais du bon boulot, du travail sans doute qui donne à l'ensemble plus d'assurance que chez Jacobs. De belles voix, le texte respecté. Pas génial mais très bien. Intégrale mais... Pas de texte avec le coffret. Pas cher mais il manque la moitié du matériel donc. (jene vais pas tout traduire non plus)

On pourrait rajouter à ceci le CD Christie. Beaucoup decharme en raison du feu qu'il communique à ces quelques pièces. C'est par ce disque que j'ai découvert Monteverdi et le madrigal (qui n'en est pas tout à fait en l'occurrence) Mais en y revenant j'y trouve trop de défauts, pas assez de précision notamment.

On pourra revenir sur les publication de madrigaux isolés, des merveilles en particulier pour le Lamento ou le Combattimento. Un peu plus tard Wink
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Le madrigal italien (1530 - 1640)
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